Le foie et l’hiver

Le foie est l’organe le plus chaud du corps ! Ainsi quand le foie est soumis au froid, il y a blocage de certaines de ses fonctions et principalement celle de filtrage .
En temps normal, les humeurs chargées de toxines se font filtrer par le foie qui les rejettera à l’extérieur sous forme de bile . Cette bile est un déchet, un déchet utile car elle émulsionne les graisses, alcanise le bol alimentaire et lubrifie le bol fécal .
Quand il y a blocage hépatique par le froid, les frustrations ou les colères non exprimées, ces humeurs prennent une voie de secours ! Cette voie est la voie respiratoire ainsi que les muqueuses de la face (peau) ! Les poumons et la peau sont des émonctoires secondaires et ne sont sollicités que si le foie est fatigué par trop de sollicitation .
Ce terrain humoral encrassé peut être le lieu propice aux microbes et virus . Même si la cause primaire est une insuffisance ou un débordement hépatique, d’autres causes comme le stress, le froid, la pollution, l’affaiblissement de nos réserves protidiques, glucidiques, vitaminiques, lipidiques, minérales et enzymatiques (par trop de cuisson), les dépressions saisonnières…peuvent agir .

Quelles sont les stratégies naturopathiques, relevant du bon sens et de la logique ?
– l’alimentation en premier lieu : réduire les corps gras saturés et insaturés, choisir des huiles vierges de 1ère pression à froid et bio, réduire les « sucres » raffinés, supprimer l’alcool et penser aux monodiètes, une fois par semaine .
-débloquer l’émonctoire hépatique en réchauffant la région hépatique (bouillote ou bain chaud), drainer avec des plantes hépatiques comme l’artichaut , régénérer le foie avec des plantes telle que le Desmodium par exemple, utiliser l’huile de Harlem qui est un très bon draineur (HE de pin maritime, soufre organique, huile de lin et chlorophylle) .
-harmoniser la flore intestinale grâce aux probiotiques .

Donc on supprime ou on réduit tous les agents extérieurs responsables de nos problèmes hépatiques comme le tabac . On tente de réduire tous les risques dus à l’environnement (poussière, allergène, air sec et humide, froid, produits toxiques…). On apprend à gérer son stress en favorisant la relaxation, la détente, la visualisation . On augmente son potentiel immunitaire en utilisant des plantes, des huiles essentielles, des vitamines et des oligo-éléments , sans oublier les produits de la ruche . On n’oublie pas de pratiquer de l’exercice physique et respiratoire, en plein air si possible . On peut se rendre chez un ostéopathe, bien nettoyer les mucosités nasales et prendre des bains de pieds ou de mains bien chauds (plus sel d’Epson)  pour dériver les humeurs vers les extrémités, sans oublier la bouillote chaude sur le ventre !

Pour conserver, améliorer ou augmenter son capital santé, il faut donc avoir :
-une bonne hygiène alimentaire
-une hygiène neuropsychique
-et une hygiène émonctorielle .

Pour cela, faites vous aider par votre naturopathe qui saura vous conseiller pour retrouver une bonne hygiène de vie .